Los Angeles ment un peu, tout le temps. C’est même son charme.
Avant de visiter Los Angeles pour la première fois, j’avais en tête des palmiers, des lettres géantes sur une colline, et rien d’autre. J’ai eu tout ça. Mais j’ai eu aussi le reste, celui dont personne ne parle vraiment.
Los Angeles n’est pas une ville. C’est un patchwork de quartiers qui se tolèrent à peine. Chacun avec sa lumière, son rythme, son propre casting. Je vous raconte comment j’ai appris à la lire.
Los Angeles en une phrase, si c’était possible
Impossible, en fait. J’ai essayé, sur place, un soir, sur une terrasse à Silver Lake.

La ville s’étale sur des dizaines de quartiers, tous très différents les uns des autres. On m’avait dit « capitale du cinéma ». C’est vrai, mais très incomplet. Los Angeles, c’est surtout une leçon de contrastes qu’on prend en pleine figure dès le premier jour.
D’un côté, des avenues bordées de palmiers et de villas impeccables. De l’autre, à quelques kilomètres, des trottoirs bien plus rudes. On passe de l’un à l’autre sans transition. Ça surprend, la première fois. Moi, ça m’a presque plu.
Un peu d’histoire, vite fait bien fait
Los Angeles n’a pas toujours brillé. Longtemps, San Francisco lui a piqué la vedette, portée par la ruée vers l’or.
Tout a basculé en 1885, avec l’arrivée du train transcontinental. Les prix de l’immobilier se sont envolés, la ville s’est mise à grossir à toute vitesse. Puis en 1911, un premier studio de cinéma s’est installé dans un quartier tranquille appelé Hollywood. On connaît la suite.
Aujourd’hui, Los Angeles compte plusieurs millions d’habitants et un nombre incalculable de quartiers, chacun avec son identité propre. Le smog aussi fait partie du paysage, hélas, souvenir tenace de décennies de tout-voiture.
Les quartiers à connaître avant d’y aller
Beverly Hills, le mythe qui tient encore debout
Beverly Hills ressemble exactement à ce qu’on imagine. C’est presque décevant tellement c’est fidèle au cliché.
Palmiers alignés au cordeau, villas victoriennes aux couleurs bonbon, jardins impeccables. On s’y déplace en voiture, la marche à pied y est presque mal vue. J’y ai croisé plus de jardiniers que d’habitants, ce qui en dit long sur l’endroit. J’en parle en détail, avec mes adresses précises, dans mon carnet complet sur ce quartier.
Hollywood et Sunset Boulevard, entre carton-pâte et vrai vertige
Hollywood Boulevard, je l’ai trouvé un peu triste, franchement. Les fameuses étoiles sur le trottoir sont usées, parfois sales.

Mais l’endroit reste chargé d’histoire. C’est là que se tiennent la plupart des premières mondiales du cinéma américain. Sunset Boulevard, lui, m’a davantage marquée. Quarante kilomètres de route qui traversent tous les Los Angeles possibles, du sud plus rude jusqu’à la plage de Santa Monica.
Un Los Angeles qu’on ne vous montre pas assez
On ne visite jamais Los Angeles à moitié. Il y a la carte postale, et il y a le reste.
Le reste, c’est justement ce que j’ai préféré raconter. J’y consacre un article à part entière, parce que ce visage-là mérite plus qu’un paragraphe glissé entre deux hôtels de luxe.
Les plages, pas toutes égales
Venice Beach, Santa Monica, Malibu. Trois noms qu’on mélange souvent. Trois ambiances qui n’ont pourtant rien à voir.

Venice garde son âme un peu hippie, ses fresques murales, ses culturistes qui posent sans complexe. La nuit, on évite, le quartier appartient à d’autres. La jetée qui vaut le détour se trouve un peu plus au nord, avec sa fête foraine et ses vrais surfeurs. Et puis il y a Malibu, pour prendre l’air autrement, loin de l’agitation.
Sans voiture, ces trois plages restent difficiles à enchaîner dans la même journée. Los Angeles s’organise autour de la route, on ne le répétera jamais assez.
Musées et culture, la face que personne ne googlise
On oublie souvent que Los Angeles compte plus de cent cinquante musées. Cent cinquante. Le chiffre m’a surprise moi-même.

Le Getty Center reste mon coup de cœur absolu. L’architecture seule justifie la visite, avant même d’entrer dans les collections. On y croise un Rembrandt, des Iris de Van Gogh, et des jardins qui donnent presque le vertige tellement la vue sur la ville est dégagée. Le LACMA couvre l’histoire de l’art dans son ensemble, du plus classique au plus contemporain. Le MOCA, lui, s’arrête aux œuvres postérieures à 1940, avec Miro et Giacometti en bonne place. La Villa Huntington complète le tableau, avec ses jardins japonais et sa bible de Gutenberg de 1456, ce genre de détail qu’on ne s’attend pas à croiser un après-midi ensoleillé.
Où dormir sans se tromper
Sur le sujet des hôtels, je ne vais pas tout répéter ici.
J’ai déjà fait le tri, quartier par quartier, budget par budget, dans où poser sa valise à Los Angeles. Un conseil rapide quand même. Choisissez votre quartier avant votre hôtel, pas l’inverse. À Los Angeles, l’emplacement change tout, bien plus qu’ailleurs.
Mon avis, sans filtre
Los Angeles ne se laisse pas aimer facilement. Il faut lui donner du temps.
Les premières heures, on doute. Les embouteillages, la démesure des autoroutes, ce sentiment de ville sans centre. Et puis quelque chose bascule. Un coucher de soleil sur Mulholland Drive, une conversation improbable dans un café de Silver Lake, et on comprend pourquoi tant de gens restent. Cette route qui change tout a d’ailleurs failli me faire changer d’avis sur toute la ville. Si vous cherchez une destination facile, passez votre tour. Si vous acceptez de vous laisser un peu perdre, foncez.
Envie de prolonger l’expérience côte ouest américaine ? J’ai justement rassemblé mes conseils pour préparer un road trip côte ouest, avant ou après votre passage à Los Angeles.

Le mot de la pro du voyage
Los Angeles, je l’ai visitée en touriste sceptique et j’en suis repartie conquise, à ma manière, sans jamais renier mes réserves. C’est une ville qui demande un vrai itinéraire, pas une liste de photos à cocher.
Dans Le Club, je partage mon itinéraire complet jour par jour, mes adresses non citées ici, et les erreurs à éviter absolument sur place.
→ Accéder à la version complète

Laisser un commentaire