Radisson Blu Plaza à Bangkok

Le Radisson Blu Plaza Bangkok

Un petit aller-retour à Bangkok plus tard, juste quelques minutes pour vous raconter mon expérience au Radisson Blu Plaza. Si je vous disais que c’était grandiose et ultra cool, vous me croiriez sans peine. Pourtant, ce fut bien plus que ça. Je vous raconte tout.

Radisson Blu Plaza Bangkok

C’est vrai, il y a des endroits comme le Radisson Blu Plaza qui captivent, attirent et séduisent rien qu’avec une photo. Pour d’autres hôtels, il en faudrait beaucoup plus pour vous convaincre de réserver.

D’ailleurs, j’ai souvent beaucoup de mal à choisir un hôtel de luxe, tant les services marketing de ces endroits de rêve savent aujourd’hui parfaitement s’y prendre. Au final, ce qui compte le plus, c’est le confort au vrai sens du terme, l’accueil et la manière de vivre dans un tel lieu.

Une arrivée plus rapide qu’Usain Bolt

Quand je suis arrivée au Radisson Blu Plaza pour des repérages en vue d’un reportage, j’étais fatiguée : par le jet-lag, forcément, puis par une atmosphère qui n’a rien à voir avec l’Occident. C’est une vraie rupture. Très sincèrement, je n’avais qu’une envie : retrouver mon lit et rejoindre Morphée au plus vite.

C’est précisément là, pour moi, qu’un hôtel de luxe fait la différence. On ne vous laisse pas attendre des heures dans le lobby : on vous accueille immédiatement avec le sourire, et un check-in plus tard, vous foulez déjà le palier de votre chambre. Ce fut plus rapide qu’un 100 mètres d’Usain Bolt en personne !

Et cet accueil ! Ma belle-famille, particulièrement friande de la Thaïlande, m’avait dit que les gens y étaient adorables. Mais c’est bien plus que ça : à croire qu’ils devinent ce que vous pensez tout bas. En l’occurrence, pour moi, c’était : « Vite, un lit ! Je n’en peux plus ! » Une fois mon passeport présenté, l’homme de l’accueil m’a remis la carte de ma chambre et m’a souhaité un bon séjour, avec toute la politesse que l’on connaît dans ces endroits-là.

Dans la suite Grand Premier

Quand je franchis la porte de ma chambre, je me dis que j’ai dû mal comprendre quelque chose. J’entre dans un véritable royaume du bien-être, une sorte d’apothéose du bon goût. Je jubile, tout en vérifiant que je ne me suis pas trompée de porte. Il m’est déjà arrivé d’entrer par erreur dans la chambre de quelqu’un d’autre, alors devant tant de luxe, j’imagine forcément une erreur. Je commence presque à maudire le réceptionniste qui m’a donné la carte ! Je ressors sur le palier, je vérifie… Et oui, je suis bien au bon endroit.

La chambre est une suite Grand Premier : une suite d’au moins 50 m², décorée dans des teintes bleues apaisantes, avec un salon confortable et un lit king size. Mais pour moi, ce qui fait toujours la différence, c’est la vue. Et là, elle est plus que grandiose : la ville s’étale devant moi, à perte de vue. Je suis médusée.

Une salle de bains en marbre noir

Je pose ma valise dans le dressing. Puis, comme à chaque fois, mon deuxième réflexe est d’ouvrir la porte de la salle de bains. Soit j’en pleure de joie, soit je me couche sans grande excitation. Là, je n’ai pas seulement envie de pleurer de joie : j’en inonderais la pièce, tant je me sens comme une reine triomphante.

La salle de bains est en marbre noir, avec peignoirs, chaussons et plein de produits d’accueil. Je suis tellement heureuse que je me couche dans un état d’excitation absolument dingue.

Surprise : un petit-déjeuner !

Je me réveille quelques heures plus tard. Il est le début de l’après-midi ici, et moi, je suis complètement à l’ouest. Je m’en veux presque d’avoir raté le petit-déjeuner, car dans les hôtels de luxe, c’est mon moment préféré : il est en général copieux et remarquable. Dommage pour moi ! Je râlerais presque à l’accueil, mais je me retiens : ils n’y sont pour rien si j’ai eu du mal à me lever.

Je signale juste poliment que j’ai un petit creux et demande s’ils ont un endroit à me recommander. On me sourit et on m’encourage à regagner ma chambre. Quand j’y entre, je découvre le petit-déjeuner qui m’a été servi entre-temps. Ces gens-là sont absolument formidables ! Je les remercie en savourant chaque bouchée des pancakes. Un pur régal.

Une pause à la piscine

Alors que je consulte mes e-mails sur ma tablette, je me rappelle que j’ai une interview en fin de journée avec une spécialiste des massages thaïlandais, une sorte de gourou du bien-être qui vous requinque rien qu’en vous parlant et en touchant un ou deux points sur vos mollets ou vos chevilles.

Je profite du début d’après-midi pour rejoindre la piscine perchée en hauteur, un peu comme au Na Nirang, à Chiang Mai, où nous étions peu de temps avant. C’est l’un de mes plaisirs préférés dans les hôtels de luxe, et à Bangkok, les bars en hauteur sont légion. Même si la piscine n’est plus de première jeunesse, l’endroit reste agréable pour se détendre. Je savoure, tout simplement. Mais il est déjà temps de rejoindre ma suite pour me changer avant de retrouver Puki.

Puki, experte en massage thaï

Cette femme est un ange tombé du ciel, il ne peut pas en être autrement. Sa voix est douce et mélodieuse, ses sourires apaisants, et sa gestuelle d’une telle grâce que l’on se sent mieux rien qu’en la regardant. Légèrement maquillée, elle m’explique d’où lui vient sa connaissance des massages thaïlandais, une science qu’elle pratique depuis des années. En fait, elle n’a jamais rien fait d’autre : elle est masseuse comme d’autres sont coiffeuses ou ouvrières.

Elle me raconte son métier avec beaucoup d’humilité, car en Thaïlande, le mot « masseuse » cache parfois bien des sous-entendus. Gênée, elle rougit tellement que j’ai du mal à faire la différence entre son blush et sa timidité. Finalement, à demi-mot, elle me confie n’avoir jamais reçu de propositions indécentes. Me voilà rassurée pour elle.

Le massage, une philosophie de vie

Nous continuons à parler de culture thaïlandaise, entre cuisine, alimentation et massage. Pour elle, tout est lié, et le massage n’est qu’une des manières de prendre soin de son corps. Au fil de la discussion, j’ai vraiment envie d’en faire un.

Elle m’explique que nous, les Occidentaux, ne sommes pas assez à l’écoute de notre corps : « Vous profitez d’un massage thaï uniquement quand vous venez ici en vacances, parce que cela fait partie du voyage. C’est bien, mais ce n’est pas assez. C’est toutes les semaines qu’il faudrait vous faire masser. »

J’apprécie sa sincérité, dénuée de toute volonté commerciale. Elle m’assure aussi que notre alimentation n’est pas assez équilibrée et que nous devrions bouger davantage. Puis elle m’invite à la rejoindre le lendemain en fin de journée pour un massage dans son institut. J’accepte volontiers. Nous nous quittons au pied de l’ascenseur, ravies de notre échange.

En remontant vers ma suite, je me fais la promesse de changer quelques mauvaises habitudes, trop facilement prises.

Infos pratiques

  • Où : 489 Sukhumvit Road, à Bangkok, à environ 200 mètres des stations BTS Asok et MRT Sukhumvit.
  • Notre chambre : une suite Grand Premier d’au moins 50 m², avec salon, lit king size, dressing, vue panoramique sur la ville et salle de bains en marbre noir.
  • Restaurants et bars : l’Attico, restaurant italien au 28e étage, le China Table pour la cuisine cantonaise, la brasserie Twenty Seven Bites, le Vintage, bar à vin avec vue au 29e étage, et le Bar.esc au bord de la piscine.
  • Piscine : une piscine à débordement au 6e étage.
  • Tarifs : lors de notre séjour, à partir de 120 € la nuit.

Le mot de la pro du voyage

Le Radisson Blu Plaza, c’est la preuve qu’un hôtel de ville peut vous faire tomber des nues : une suite si belle que j’ai cru m’être trompée de porte, une salle de bains en marbre noir, un petit-déjeuner servi dans ma chambre alors que j’avais tout raté, et une vue à couper le souffle sur Bangkok. Idéalement placé sur Sukhumvit, c’est l’adresse parfaite pour se remettre du jet-lag avant de partir à la découverte de la Thaïlande.

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