L’enseigne se voit à plusieurs blocs de distance. Le Mandarin Oriental New York occupe les étages 35 à 54 d’une tour iconique. On la connaît désormais sous le nom de Deutsche Bank Center. Avant 2021, elle s’appelait Time Warner Center. Elle se dresse à l’angle sud-ouest de Central Park, sur Columbus Circle.
J’ai séjourné dans cet hôtel un soir de janvier. Voici ce qu’il faut savoir sur cette adresse. Emplacement, marque, chambres, restaurant Asiate, spa, tarifs, service. Un journal de bord précis, informations vérifiées, opinion assumée là où elle éclaire la lecture.

Mandarin Oriental New York, une adresse née en 2003
L’hôtel a ouvert ses portes en novembre 2003. Il fait partie du groupe Mandarin Oriental Hotel Group, fondé à Hong Kong en 1963. La maison mère appartient au conglomérat Jardine Matheson. À New York, c’est la première implantation urbaine de la marque en Amérique du Nord.
L’établissement compte 244 chambres et suites. Il occupe une vingtaine d’étages complets de la tour nord du Deutsche Bank Center. La tour culmine à 229 mètres. À l’ouverture, l’hôtel figurait parmi les hébergements les plus hauts du monde en altitude de plancher.
Côté distinctions, le lieu figure régulièrement dans les classements Forbes Travel Guide et Condé Nast Traveler. Il porte cinq étoiles Forbes et cinq diamants AAA. Le spa a longtemps été cité dans les tops mondiaux de Travel and Leisure.
L’emplacement joue un rôle central dans l’identité de l’hôtel. Columbus Circle marque l’angle sud-ouest de Central Park. Le métro passe en sous-sol de la tour. Le Lincoln Center se trouve à 500 mètres. Le Museum of Arts and Design ouvre à trente secondes à pied. Le plus grand Whole Foods de Manhattan s’installe au sous-sol du bâtiment. Times Square se rejoint à pied en douze minutes.
Pour situer l’hôtel dans le paysage new-yorkais, voyez aussi notre sélection des plus beaux hôtels new-yorkais. Le Mandarin Oriental y figure aux côtés de ses concurrents historiques.
L’arrivée à l’hôtel, ce qu’on découvre en premier
On accède au lobby de l’hôtel par un ascenseur dédié. La montée jusqu’au 35e étage prend une trentaine de secondes. À l’arrivée, une baie vitrée horizontale ouvre sur Central Park. C’est l’un des lobbies les plus spectaculaires de Manhattan, avec celui du Time Warner d’origine.
Le décor mêle codes asiatiques et new-yorkais. Sol de marbre sombre. Feuilles de lotus argentées sur les panneaux de verre des portes. Œuvres florales aux murs. La signature esthétique de Mandarin Oriental se joue sur ce dosage précis. Ni pastiche chinois, ni palace occidental générique.
Le check in a lieu debout, dans un petit salon. C’est le protocole de la maison depuis Hong Kong. Un membre du personnel accompagne le client jusqu’à la chambre. La bagagerie suit. Le service est rapide, feutré, sans lourdeur cérémonielle.
Ce que l’on repère dès le hall se confirme partout ensuite. La marque cultive une constance de gestes précis. C’est l’ADN Mandarin Oriental depuis sa fondation. Cette signature invisible fait partie de son identité étudiée en école hôtelière.
Les chambres et suites du Mandarin Oriental New York
L’hôtel propose neuf catégories de chambres et suites. Elles se répartissent selon la vue, la taille et l’orientation. Trois grandes familles à retenir.
Les chambres City View regardent Manhattan côté sud ou ouest. Elles font entre 40 et 47 mètres carrés. Elles constituent l’entrée de gamme de l’hôtel.
Les chambres et suites orientées vers le parc se répartissent sur les étages hauts. Elles offrent une vue directe sur Central Park. C’est la moitié la plus recherchée du bâtiment.
Les suites signature montent jusqu’à 250 mètres carrés. On y trouve l’Oriental Suite et la Presidential Suite. Ce sont les vitrines de l’hôtel côté hospitalité privée.
La chambre signature avec vue sur Central Park
Ma chambre faisait 47 mètres carrés. Baie vitrée pleine longueur. Le parc déroulait ses sept kilomètres carrés en contrebas. Le Reservoir miroitait. Le Met se devinait au loin. La nuit, les lumières de la 5e Avenue dessinaient une seconde skyline horizontale.
Les murs portent des œuvres florales aux motifs asiatiques. Le mobilier associe bois sombre laqué et tissus crème. La literie est de gamme haute. Draps en coton lourd, oreillers fermes, couette généreuse.
Un détail m’a particulièrement touchée. Sur la console, un éventail signature Vivienne Tam. La créatrice hongkongaise dessine ces objets pour la marque depuis des années. Le geste se retrouve dans plusieurs propriétés du groupe, à Hong Kong comme à Bodrum. C’est l’un des marqueurs identitaires les plus subtils de la maison.
Autres équipements standard. Écran plat, minibar garni, coffre-fort, machine à café. Un tapis de yoga roulé dans le placard. Peignoir, chaussons, kit de nuit. Le Wi-Fi est inclus dans toutes les catégories.

La salle de bain, un point d’orgue de la chambre
La salle de bain est habillée de marbre du sol au plafond. Double vasque. Baignoire placée face à une fenêtre. Douche pluie séparée. Le mode douche fonctionne bien, sans coup de chaud brutal.
Les produits d’accueil sont signés par la maison. Lotion, savons, articles supplémentaires en libre-service. La question qu’on se pose vite. Est-ce que l’on prend son bain les yeux dans le ciel de Manhattan ? Réponse honnête. Oui, plusieurs fois, dès que l’on peut.
Asiate, le restaurant gastronomique de l’hôtel
Asiate occupe le 35e étage de l’hôtel. C’est la table signature du Mandarin Oriental New York. Hauteur sous plafond généreuse. Baies vitrées pleine hauteur sur Central Park. Cuisine ouverte. Un mur de verre garni de 1 350 bouteilles bordé la salle.

Le chef a changé plusieurs fois depuis l’ouverture. La ligne actuelle marie techniques françaises et inspirations asiatiques. Sushi, saké, produits de saison, dressage précis. Le menu dégustation tourne autour de 175 dollars. Les accords mets vins ajoutent une centaine de dollars supplémentaires.
Asiate a figuré au guide Michelin dans les années 2010. Il reste l’une des tables hôtelières les plus commentées de Midtown. Pour d’autres bonnes adresses à Manhattan, voyez notre guide où sortir dîner à Manhattan.
Le MO Bar et son cocktail signature

Le MO Bar prolonge le lobby. Musique de piano en direct. Ambiance décontractée, comparée au restaurant. Les baies vitrées s’embrasent au coucher du soleil.
Le cocktail signature de la maison s’appelle Baby Buddha. Gin Hendrick’s, concombre, coriandre, lime, saké pétillant. Il est présent sur la carte depuis l’ouverture. D’autres créations rythment la carte saison après saison. Comptez entre 25 et 32 dollars la coupe.
Les assiettes partagées valent une visite. Cuisine entre Asie et Méditerranée. Dressage soigné, prix élevés mais cohérents avec l’adresse. Comptez 35 à 55 dollars la planche.
Le petit déjeuner avec vue sur le parc
Le petit déjeuner à Asiate ouvre à 7 heures. Les fenêtres du sol au plafond ouvrent sur le parc au réveil. Le room service est disponible en chambre pour qui préfère traîner en peignoir.
Deux formules coexistent. Le continental tourne autour de 55 à 70 dollars. Le buffet complet grimpe à 90 dollars par personne. Le service est fluide, à l’américaine, avec cette courtoisie mesurée qui distingue le grand hôtel du simple palace.
Le spa et la piscine, la signature bien-être de la marque
Le spa occupe deux étages dédiés. C’est l’une des signatures historiques de la marque Mandarin Oriental à l’échelle mondiale. On y trouve salles de soin, hammam, sauna, salle de repos, et une piscine intérieure de 23 mètres avec vue sur la skyline.

Le spa a longtemps figuré dans le classement des meilleurs spas urbains selon Travel and Leisure et Forbes. Il travaille avec des rituels signature puisant dans les traditions asiatiques. Les codes chinois, thaïlandais et indiens s’y croisent.
Le tarif d’un massage de 60 minutes démarre autour de 285 dollars. Les rituels signature grimpent entre 400 et 500 dollars. Les prix sont alignés avec les grands spas urbains américains.
Je n’ai pas réussi à obtenir un soin sur place à mon arrivée. Période des fêtes, calendrier saturé. Une petite leçon d’anticipation. En comparaison, la version parisienne du spa reste plus accessible en dernière minute, hors périodes de forte demande.
En tant que cliente de l’hôtel, l’accès à la piscine et au fitness est inclus dans le tarif chambre. La piscine se remplit peu en dehors des créneaux du matin. C’est le moment idéal pour nager face à Manhattan.
Tarifs et informations pratiques
Ce que coûte une nuit
Les tarifs varient selon la saison, la vue et la catégorie. Voici les fourchettes constatées à mon passage.
- Chambre vue ville, à partir de 995 dollars la nuit en basse saison
- Chambre Central Park signature, autour de 1 770 dollars la nuit
- Suite Premier Central Park, à partir de 3 500 dollars
- Suite Oriental, plus de 6 000 dollars la nuit
- Suite présidentielle, sur devis
Les hausses de haute saison concernent Thanksgiving, Noël, Nouvel An, marathon de New York, semaine du Met Gala, fashion weeks. Comptez 30 à 50 % de plus sur les mêmes catégories. Les périodes plus douces se situent en janvier hors fêtes, fin août, première moitié de novembre.
Les taxes new-yorkaises ajoutent environ 14,75 % au tarif affiché. Le service ajoute 30 à 35 dollars par nuit. Le lit d’appoint pour un troisième occupant coûte 95 dollars en supplément. Le Wi-Fi est inclus dans toutes les catégories.
Adresse, contact et accès
Adresse, 80 Columbus Circle, New York, NY 10023, États-Unis. Téléphone, +1 212 805 8800. Site officiel, mandarinoriental.com. Email conciergerie Amériques, americas-sales@mohg.com.
Depuis l’aéroport JFK, comptez entre 45 et 70 minutes en taxi selon la circulation. Le tarif forfaitaire taxi jaune est autour de 75 dollars, hors péages et pourboire. Le trajet en métro prend 55 à 75 minutes pour 2,90 dollars.
Depuis LaGuardia, comptez 30 à 60 minutes en taxi. Depuis Newark, prévoyez 45 à 90 minutes par AirTrain plus métro. Sur place, Central Park est à moins d’une minute à pied. Le Lincoln Center se rejoint en 5 minutes, le MoMA en 20 minutes.
Pour préparer votre garde-robe avant le voyage, voyez que glisser dans sa valise pour New York selon la saison choisie.
Ce que le Mandarin Oriental New York raconte du luxe hôtelier américain
Cet hôtel est représentatif d’une génération de palaces urbains ouverts au tournant des années 2000. Grand format, vue panoramique, spa signature, restaurant gastronomique intégré, ancrage identitaire fort autour de la marque mère. C’est une catégorie hôtelière née en Asie et exportée sur les grandes places occidentales.
Sur Manhattan, il partage cette catégorie avec le Ritz-Carlton Central Park, le Park Hyatt New York, et plus récemment l’Aman New York, ouvert en 2022. Chaque adresse joue une carte différente. Le Ritz-Carlton mise sur la sobriété résidentielle. Le Park Hyatt cultive un design contemporain plus froid. L’Aman verrouille le silence absolu et une clientèle discrète. Le Mandarin Oriental, lui, cultive la vue sur Central Park et l’identité asiatique.
Pour une autre lecture new-yorkaise plus urbaine et musicale, voyez une autre adresse new-yorkaise testée, l’Andaz 5e Avenue, plus jeune d’esprit et sensiblement moins chère.
Sur le plan de l’expérience, l’hôtel se distingue par la constance de son service. C’est l’ADN de Mandarin Oriental depuis Hong Kong. Un service précis, formé, non intrusif. La marque partage cette signature avec ses adresses sœurs, comme le frère asiatique de la marque à Tokyo, ouvert la même année que la version new-yorkaise.
Pour une lectrice qui prépare son premier séjour de luxe à New York, cet hôtel est un cas d’école. Il illustre parfaitement ce que veut dire un cinq étoiles urbain contemporain avec identité de marque forte. Il fait partie du récit hôtelier de Manhattan depuis plus de vingt ans.
Le mot de la pro du voyage
Je fréquente la galaxie Mandarin Oriental depuis bientôt quinze ans. New York, Las Vegas, Tokyo, Marrakech, Paris, Bangkok. Chaque adresse raconte une variation autour du même thème. Constance du service, dosage entre codes asiatiques et codes locaux, spa comme pivot du séjour. À New York, ce qui m’a le plus marquée, ce n’est ni la chambre, ni le restaurant. C’est le silence dans la salle de bain à l’aube. Le parc encore endormi, la vapeur de la douche, la lumière rasante. C’est là que la maison Mandarin Oriental montre ce qu’elle sait faire de mieux.
Pour aller plus loin, je partage dans le Club Jet-Lag mes carnets complets sur New York. Comparaison entre les grands hôtels du corridor Central Park, adresses confidentielles côté restaurant et culture, plannings heure par heure.

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