J’ai débarqué à Harbour Island en lambeaux. Deux jours plus tard, j’étais une autre femme. Pas de miracle. Juste du sable rose, du vent et un silence rare.

Arriver lessivée, repartir neuve
J’arrive de Nassau après deux nuits de Junkanoo. Ce carnaval ne laisse personne indemne. Si vous hésitez encore, il figure dans notre top 8 des meilleurs carnavals du monde. Avant ça, il y avait eu l’agitation de Paradise Island. Résultat, des jambes en guimauve. Chaque mot résonnait dans ma tête comme dans une cathédrale.
Harbour Island, c’est l’exact inverse. Un choc, mais un bon. Première nuit bercée par les vagues. Au réveil, j’ouvre les volets très tôt. Le lagon est là, turquoise, presque insolent. Je comprends enfin pourquoi on m’en avait dit tant de bien.
Une île miniature au nord d’Eleuthera
Harbour Island se niche au large de la pointe nord d’Eleuthera. Les Bahamiens la surnomment Briland. Elle mesure environ 5 km de long. On y compte quelques milliers d’habitants tout au plus.
Dunmore Town en est le cœur battant. Le village a grandi autour de la construction navale. Aujourd’hui, ce sont surtout des maisons coloniales pastel. Clôtures blanches, bougainvilliers, volets jaune citron. Une église aussi, que je trouve étonnamment rock’n’roll. Pour situer l’île dans l’archipel, lisez notre guide quelles îles des Bahamas visiter.

Pink Sands Beach, la plage qui rougit
Voici la star de l’île. Une plage de sable rose qui s’étire à perte de vue. La couleur vient d’un minuscule organisme marin, le foraminifère. Sa coquille rouge se mêle au sable blanc. Résultat, une teinte rosée d’une douceur incroyable sous les pieds.
Pas de bruit. Juste les vagues qui viennent mourir sur le rivage. Quelques rochers, des pins, des cocotiers. Si je devais choisir un endroit pour finir mes jours, ce serait peut-être ici. Pour une vraie cure de déconnexion, difficile de trouver mieux.
Sous l’eau, le corail se dévoile en snorkeling. Les tortues marines passent parfois tout près. D’autres idées vous attendent dans notre top 10 des expériences à vivre aux Bahamas. Côté valise, pensez à ma liste des 12 pièces pour le soleil.

La golfette, seule reine de la route
Ici, presque pas de voitures. On loue une voiturette de golf et on roule à son rythme. J’ai mis dix bonnes minutes à débloquer la mienne. Une fois lancée, impossible de m’arrêter. Le week-end, les golfettes créent même de petits bouchons dans Dunmore Town. Le seul embouteillage que j’aie aimé de ma vie.


Dunmore Town, flâner sans plan
Laissez le téléphone dans la poche. Marchez au hasard entre King Street et Bay Street. Vous croiserez une petite épicerie et une boulangerie. Et surtout des boutiques d’artisanat bahamien. Bijoux en conque, paniers en paille tressée, créations d’artistes locaux.

Runaway Hill, déjeuner sur la colline
Le Runaway Hill Inn domine la plage de sable rose. C’était un domaine privé construit dans les années 1940. Son restaurant mise sur les produits locaux et le poisson frais. Mérou au curry, tacos de poisson grillé, salades fraîches.
Au bar, commandez un Goombay Smash. Rhum, jus d’ananas, liqueur d’abricot. Un classique bahamien qui ne fait pas semblant. Les amateurs poursuivront avec notre guide des rhums et liqueurs. Ou avec ma visite de la distillerie John Watling’s à Nassau.
Le Coral Sands, mon refuge face à l’océan
Cet hôtel a un truc en plus. Des salons immenses et aérés. De grands ventilateurs qu’on entend à peine tourner. À quelques pas, la piscine regarde la plage. Au bar, une musique caribéenne et des cocktails. La quiétude même.
Ma suite est plus grande que mon appartement. Lit king size, literie parfaite, terrasse avec vue sur l’océan. Le personnel ne vous étourdit pas de conseils. À Harbour Island, cette discrétion devient un luxe. Le soir, j’ai dîné d’un mahi-mahi délicieusement préparé. Le matin, le buffet du petit-déjeuner m’a réconciliée avec la vie. Pour comparer, voyez notre top 10 des plus beaux hôtels des Caraïbes et nos hôtels les pieds dans le sable.


Le soir, Briland ne dort pas tant que ça
L’île semble assoupie. Elle cache pourtant une vraie vie de bar. Commencez chez Gusty’s, où le burger fait l’unanimité. Poursuivez chez Daddy D’s, où le DJ joue tard. Les noctambules finissent au Vic-Hum Club, entre ping-pong et basket à l’écart.
Maison typique d’Harbour Island


Pêcher, plonger ou ne rien faire
Les eaux autour de l’île sont un paradis pour la pêche. Mérou, vivaneau, mahi-mahi finissent souvent dans l’assiette le soir même. Les plongeurs trouveront des coraux superbes. Mais soyons honnêtes. Ici, on vient surtout pour le farniente. Le calme, la beauté, le retour aux essentiels.
Et après, cap sur Eleuthera
Harbour Island est souvent l’étape avant Eleuthera. Ne la ratez pas. Prolongez l’escale au Potlatch Club à Eleuthera. Lisez aussi mon récit arpenter Eleuthera. Et ma nuit de rêve au Cove Eleuthera.
Avant de partir, gardez sous la main nos infos pratiques sur les Bahamas. Pensez aussi à votre assurance voyage. Si vous passez par la capitale, suivez notre guide de Nassau. Pour tout le reste, rendez-vous sur le site de l’office de tourisme des Bahamas.










Et vous, Harbour Island sera-t-elle votre prochaine escale aux Bahamas ?
Le mot de la pro du voyage
Harbour Island se mérite. Beaucoup la traitent comme une excursion d’une journée depuis Eleuthera. C’est l’erreur classique. Cette île ne se révèle qu’au deuxième matin, quand la fatigue tombe. Prévoyez au moins deux nuits sur place. Réservez tôt, car les belles adresses sont rares et vite prises. Pour construire ce type d’itinéraire sans vous tromper d’île ni de saison, le Club Jet-Lag est fait pour vous. Carnets d’adresses testés, conseils de terrain, réponses personnalisées.
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