Randonnée du Preikestolen : mon expérience et tous les conseils pour la réussir

road trip en norvege vers le preikestolen

Suspendu à 604 mètres au-dessus du Lysefjord, le Preikestolen est l’un des sites les plus célèbres de Norvège. J’y suis montée sous la pluie, au milieu de la foule, pour finir dans le brouillard. Voici mon récit sans filtre de la randonnée du Preikestolen et tous les conseils pour la réussir mieux que moi.

Partir en road-trip Norvège Preikestolen

Montagnes rocheuses au-dessus du Lysefjord, sur le sentier du Preikestolen
Montagnes rocheuses au-dessus du Lysefjord, sur le sentier du Preikestolen

C’était la première étape de notre road trip en Norvège, au printemps 2017. À peine atterris à Stavanger, nous récupérions notre voiture de location, direction le Preikestolen, ce fameux rocher plat qui domine le fjord. Une randonnée mythique… qui ne s’est pas tout à fait passée comme prévu.

La randonnée du Preikestolen en bref

  • Distance : environ 8 km aller-retour
  • Durée : environ 4 heures aller-retour, sans compter les pauses
  • Dénivelé : environ 500 mètres, du départ à 270 m jusqu’au plateau à 604 m
  • Difficulté : moyenne, avec des passages rocheux et des marches
  • Départ : le Preikestolen BaseCamp, près de Jørpeland, à environ une heure de Stavanger
  • Parking : environ 250 à 300 couronnes norvégiennes la journée
  • Quand : de fin mai à septembre, sans guide

Arrivée à Stavanger : premiers pas en Norvège

Notre voiture de location est une grosse Volvo, et nous ne sommes pas du tout habitués à son démarrage électronique. Résultat : une bonne demi-heure à tâtonner sur le parking, avec des explications entièrement en norvégien, avant de réussir à démarrer et même à programmer le GPS. Un vrai cauchemar, à vrai dire.

Sur la route, le décor est verdoyant et le soleil au rendez-vous. Les maisons en bois paraissent immenses, les conducteurs respectent scrupuleusement les limitations de vitesse et les gens semblent zen et accueillants. Premier arrêt dans un supermarché, et premier choc : la bouteille de soda à 5 €, le paquet de biscuits à 5 €… Les prix norvégiens sont à la hauteur de leur réputation, et la cuisine n’est pas le point fort des rayons. En revanche, les magazines consacrés à la randonnée et au plein air occupent tout le présentoir : on est bien au pays de l’outdoor.

Pour rejoindre la région du Preikestolen, nous prenons notre premier ferry. Tout est simple et bien indiqué : on paie, on se gare à la file, puis on reste dans la voiture ou on sort admirer les fjords. Aujourd’hui, ce ferry n’est plus nécessaire : depuis fin 2019, les tunnels sous-marins du Ryfast relient directement Stavanger à la région.

Première soirée au bord du fjord

Nous passons notre première nuit non loin du départ de la randonnée, histoire de prendre nos marques. Avec encore du temps devant nous, nous partons explorer les environs et trouvons une petite plage où mon compagnon de voyage ose même se baigner dans une eau glaciale. Un apéritif face au fjord, et la soirée s’étire tranquillement sous une lumière qui ne veut pas s’éteindre. L’heure est à la récupération avant la grande montée.

La montée vers le Preikestolen

Le lendemain matin, nous partons à l’assaut du Preikestolen. Le début du sentier est plutôt facile, mais le terrain devient vite exigeant : des marches de pierre, des rochers glissants et des montées plus raides que prévu. À mi-chemin, je commence réellement à souffrir. Et c’est le moment que choisit la pluie pour s’inviter, ce qui n’arrange rien. Heureusement, j’ai le temps d’apercevoir un morceau du paysage avant que la météo ne se dégrade.

Côté ambiance, le sentier est l’un des plus fréquentés de Norvège, et cela se sent. On croise une foule de randonneurs, chacun à son rythme. Et il n’est pas très agréable de grimper en entendant, derrière soi, des marcheurs qui soufflent ou s’impatientent parce que ça ne va pas assez vite. Pas mon meilleur souvenir de randonnée, je l’avoue.

Au sommet : 604 mètres au-dessus du Lysefjord… dans le brouillard

Quand j’arrive enfin en haut, la déception est totale : un brouillard épais s’est installé et l’on ne voit pas à plus de dix mètres. Adieu les photos de carte postale. Le sommet est un plateau rocheux d’environ 25 mètres sur 25, parfaitement plat et sans la moindre barrière. Le vide est là, tout près, et l’on imagine sans peine à quel point la vue doit être vertigineuse par temps clair.

Reste à redescendre, et ce n’est pas le plus facile : les jambes en compote et ma tendinite au genou réveillée, je termine la randonnée sur une jambe, épuisée et trempée. Nous nous changeons dans la voiture avant de reprendre la route vers de nouvelles aventures.

Mon avis sur la randonnée du Preikestolen

Le Preikestolen reste un site exceptionnel, et je comprends pourquoi il attire autant de monde. Mais mon expérience montre qu’il ne faut pas le prendre à la légère : la météo change très vite, le sentier est plus physique qu’il n’y paraît et la foule peut gâcher le plaisir. Avec une meilleure préparation, un départ très matinal et un œil sur la météo, c’est une randonnée qui peut devenir inoubliable, pour de bonnes raisons cette fois.

Randonnée du Preikestolen : infos pratiques

Distance, durée et difficulté

Le sentier fait environ 8 km aller-retour, pour environ 500 mètres de dénivelé. Comptez 4 heures aller-retour à un rythme tranquille, un peu plus avec les pauses et le temps passé au sommet. La randonnée est accessible à un marcheur en bonne condition physique, mais certains passages rocheux et les marches de pierre sollicitent les jambes et les genoux.

Comment aller au Preikestolen depuis Stavanger

En voiture, comptez environ une heure de route par les tunnels du Ryfast, dont le tunnel du Ryfylke, l’un des plus longs tunnels routiers sous-marins du monde. Le passage est payant. La route continue ensuite vers Jørpeland jusqu’au Preikestolen BaseCamp, point de départ du sentier. En été, des bus relient aussi Stavanger au départ de la randonnée en une cinquantaine de minutes.

Le parking

Le parking du Preikestolen BaseCamp coûte environ 250 à 300 couronnes norvégiennes la journée, soit une vingtaine d’euros. En été, il se remplit très tôt : arriver avant 8 h vous donne les meilleures chances de trouver une place.

Quand faire la randonnée

La meilleure période va de fin mai à septembre : le sentier est dégagé et les journées sont longues. Avril et octobre sont possibles, avec moins de monde mais plus de vent, de pluie et de froid. En hiver, le sentier est glacé : la randonnée ne se fait qu’avec un guide et un équipement adapté. En été, le site peut accueillir plusieurs milliers de randonneurs par jour : partez tôt le matin ou en fin d’après-midi.

Nos conseils pour réussir la randonnée du Preikestolen

  • Consultez la météo avant de partir, par exemple sur l’application norvégienne Yr, et n’hésitez pas à décaler d’un jour si le brouillard est annoncé.
  • Partez tôt : avant 8 h en été, pour éviter la foule et trouver une place de parking.
  • Portez de vraies chaussures de randonnée : les rochers sont glissants, surtout après la pluie.
  • Emportez une veste imperméable et une couche chaude, même par beau temps au départ.
  • Prévoyez de l’eau et un encas pour le sommet.
  • Pensez à vos genoux : des bâtons de marche soulagent beaucoup la descente.
  • Restez prudent au sommet : il n’y a aucune barrière, ne vous approchez pas du bord.

Questions fréquentes sur le Preikestolen

Combien de temps faut-il pour faire la randonnée du Preikestolen ?

Environ 4 heures aller-retour à un rythme tranquille, soit à peu près 2 heures de montée et un peu moins pour la descente. Prévoyez une demi-journée avec les pauses et le temps passé au sommet.

La randonnée du Preikestolen est-elle difficile ?

Elle est de difficulté moyenne. Le sentier n’est pas technique, mais il comporte des marches de pierre, des passages rocheux et environ 500 mètres de dénivelé. Une bonne condition physique et de bonnes chaussures sont indispensables, surtout par temps humide.

Combien coûte le parking du Preikestolen ?

Comptez environ 250 à 300 couronnes norvégiennes la journée au Preikestolen BaseCamp, soit une vingtaine d’euros. Le passage par les tunnels du Ryfast depuis Stavanger est également payant.

Comment aller au Preikestolen depuis Stavanger ?

En voiture, par les tunnels du Ryfast, en une heure environ. En été, des bus assurent aussi la liaison entre Stavanger et le départ du sentier. Depuis la fin 2019, il n’est plus nécessaire de prendre le ferry.

Peut-on faire le Preikestolen en hiver ?

Ce n’est pas recommandé sans expérience. De novembre à avril, le sentier est souvent couvert de glace et de neige : la randonnée se fait alors avec un guide professionnel et un équipement adapté, comme des crampons.

Peut-on faire la randonnée avec des enfants ?

Oui, de nombreuses familles la font avec des enfants habitués à marcher. Prévoyez du temps, des pauses et une surveillance de tous les instants au sommet, où il n’y a aucune protection contre le vide.

Le mot de la pro du voyage

Le Preikestolen m’a appris une chose : en Norvège, c’est la météo qui décide. Ne programmez pas cette randonnée le jour de votre arrivée, gardez une marge d’une ou deux journées pour choisir le bon créneau, et partez à l’aube. Et si, comme moi, vous tombez sur le brouillard, consolez-vous : vous aurez une excellente raison de revenir.

Prendre des chemins en Norvège
Prendre des chemins en Norvège
Une jolie église
Une jolie église
Soirée tranquille dans un paysage grandiose
Soirée tranquille dans un paysage grandiose
A mi-chemin dans l'ascension du Preikestolen
A mi-chemin dans l’ascension du Preikestolen
Vue sur un lac et la vallée à mi-chemin de la randonnée du Preikestolen
Vue sur un lac et la vallée à mi-chemin de la randonnée du Preikestolen
 Montagnes rocheuses au-dessus du Lysefjord, sur le sentier du Preikestolen
Montagnes rocheuses au-dessus du Lysefjord, sur le sentier du Preikestolen
Le Lysefjord dans la brume, vu depuis le sommet du Preikestolen
Le Lysefjord dans la brume, vu depuis le sommet du Preikestolen

Commentaires

2 réponses à « Randonnée du Preikestolen : mon expérience et tous les conseils pour la réussir »

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *