La Tour d’Argent : Quand la doyenne de Paris s’offre un voyage musical vertical

La Tour d’Argent : Quand la doyenne de Paris s'offre un voyage musical vertical

On associe instinctivement la vénérable Tour d’Argent à ses caves légendaires, à son inoubliable canard au sang ou au panorama imprenable que ses grandes baies vitrées déroulent sur Notre-Dame depuis 1582. On oublie pourtant qu’un établissement multi-séculaire de cette envergure constitue aussi un espace vivant, un volume sonore aux étages multiples, chacun doté de sa propre acoustique et de son émotion singulière. Le 8 septembre 2026, la célèbre maison du quai de la Tournelle le prouvera avec éclat en se transformant, le temps d’une soirée exclusive, en un instrument de musique à plusieurs niveaux.

La Tour d’Argent : Quand la doyenne de Paris s'offre un voyage musical vertical
La Tour d’Argent : Quand la doyenne de Paris s’offre un voyage musical vertical

Une ascension en quatre actes et autant de notes

Pour relever ce pari audacieux, la Tour d’Argent a confié ses espaces à quatre solistes de renom de l’Opéra de Paris, conviant trente-deux convives privilégiés à une déambulation verticale inédite :

  • Acte I — Le Bar des Maillets : Le voyage s’amorce au rez-de-chaussée avec Frédéric Chatoux (flûte solo) et Agnès Crépel (violon solo), qui interprètent les accents lumineux de La Flûte enchantée de Mozart.
  • Acte II — L’Appartement d’Augusta : L’ascension mène ensuite vers un salon à l’intimité feutrée. L’altiste Pierre Lenert et Cécile Lenert y unissent leurs archets autour d’un répertoire vibrant de nostalgie et de tendresse, mêlant Over the Rainbow d’Harold Arlen, la Mélodie des Erinnyes de Massenet et l’intemporel Hymne à l’amour.
  • Acte III — Le Sommet : Plus haut, en solitaire, le violoncelliste Aurélien Sabouret investit l’espace pour faire vibrer la Première Suite de Bach et les mouvements de Gaspar Cassadó.
  • Acte IV — La Terrasse : Le quatuor se réunit enfin face aux toits de Paris pour un grand final enflammé, associant la Fantaisie sur Carmen de François Borne au frissonnant Libertango d’Astor Piazzolla.

L’art de l’accord parfait, entre sons et saveurs

Cette progression verticale n’est pas qu’une simple mise en scène artistique : elle fait écho à l’architecture même de la maison, où chaque étage raconte une atmosphère. Pour parfaire cette partition, l’expérience s’accompagne d’un accord sensoriel d’orfèvre : une coupe de champagne Tour d’Argent Grand Cru en guise d’introduction, des mignardises délicates signées par le chef Yannick Franques, et des créations mixologiques imaginées par le chef barmen Andy Soto, pensées en écho aux notes des musiciens.

Informations pratiques

  • Date : Mardi 8 septembre 2026, de 18h30 à 20h30.
  • Lieu : La Tour d’Argent, 15 quai de la Tournelle, 75005 Paris.
  • Tarif : 140 € par personne (événement ultra-exclusif limité à 32 places).
  • Réservations indispensables auprès de la maison

Le mot de la pro du voyage

Une parenthèse rare où la grande gastronomie parisienne s’efface un instant pour laisser toute la place à la grâce de la musique et de l’architecture.

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