Toutes les bonnes choses ont une fin. La nôtre a le goût du sel et du rhum. Notre croisière Costa aux Caraïbes s’achève à Saint-Martin. Une île que je croyais connaître par cœur.
Saint-Martin, vue depuis la mer
J’ai réalisé de nombreux reportages sur cette île. J’y suis venue plusieurs fois, toujours en avion. Jamais depuis le pont d’un paquebot. Et la sensation change tout.
L’île grandit doucement à l’horizon. Les collines vertes se découpent sur le bleu. On reconnaît la baie avant même de reconnaître le port. C’est l’émotion des retrouvailles, version maritime.
Nous arrivons en début d’après-midi. Les formalités de douane prennent deux bonnes heures. Il faut patienter avant de poser le pied à terre. Personne ne s’en plaint vraiment.


Mes premières impressions de l’île sont dans mon carnet de voyage à Saint-Martin. Celles d’aujourd’hui ont un autre goût.
Philipsburg, un port qui sait recevoir
Le paquebot accoste à Philipsburg, dans la partie néerlandaise. La partie française n’a pas de port assez grand pour ces géants. D’autres paquebots sont déjà à quai à notre arrivée. Des navires d’autres compagnies, tout aussi immenses.
Le spectacle est étrange. On se sent presque petit avec notre mastodonte. Vous découvrirez vite que Saint-Martin est un carrefour de croisiéristes. En haute saison, les quais ne désemplissent pas.
Le port est hyper accueillant. Des bars, des boutiques, de la musique partout. Le premier contact est immédiat et joyeux. Le centre-ville se trouve à quelques minutes à pied.
Le Costa Favolosa, vide et déjà nostalgique
Avant de partir, je fais un dernier tour à bord. Les coursives sont désertes. Les transats attendent les prochains passagers. C’est presque émouvant.

Il y a une semaine à peine, nous embarquions en Guadeloupe. L’itinéraire a été reprogrammé en cours de saison vers la République dominicaine. Nous avons découvert Saint-Kitts, Catalina et la côte dominicaine. Une parenthèse de sept jours hors du temps.


Sur le Costa Favolosa, on a bu, mangé, très bien mangé. On a dormi, nagé, ri, vu des spectacles. Le rythme ultra farniente nous manque déjà. Et on n’a pas encore quitté la passerelle.
Le navire en quelques chiffres. Environ 3 780 passagers, 1 504 cabines et 290 mètres de long. Il est en service depuis 2011. À bord, un spa Samsara, un théâtre, un cinéma 4D et un simulateur de Formule 1. L’ambiance est résolument italienne, avec un air de dolce vita.
Vous hésitez entre plusieurs navires de la flotte ? Mon avis sur le Costa Toscana vous donnera un point de comparaison. Et pour la philosophie maison, lisez pourquoi partir avec Costa Croisières.

Shopping détaxé et détours malins
On file d’abord vers le marché. Un tour rapide, pour le plaisir des couleurs. L’ambiance reste la même que dans mes souvenirs. Saint-Martin est une île friendly, sans chichis.
La rue principale de Philipsburg aligne les promesses. Remises affichées à -30 %, high-tech, matériel photo, alcools. Les bijouteries trônent en vitrine. Vous êtes en zone détaxée, et ça se voit.


Les souvenirs frôlent parfois le kitsch. Plaques d’immatriculation, bobs aux couleurs de l’île. À vous de voir.

Le casino vous fait de l’œil ? Gardez la tête froide. Les tables sont aussi généreuses que les vitrines. Mais dans l’autre sens.

Le retour en France avec XLAirways
Dans tous les cas, ce fut un moment fabuleux. Nous ramassons nos derniers achats pour filer à l’aéroport côté français. La frontière est juste une ligne blanche sur la route que nous franchissons, ravies de pouvoir réutiliser enfin nos téléphones ! L’aéroport français est tout petit, le plus petit que je connaisse. On enregistre pour Pointe à Pitre en Guadeloupe où XL Airways nous ramènera à Paris. C’est donc dans un tout petit avion que nous grimpons pour ce premier transport aérien d’à peine une heure. Mais le navire lui continue sa route direction Fort-de-France. Avec une croisière jusqu’au Costa Rica dans le bassin caribéen, vous pouvez explorer la zone tout en profitant des nombreuses installations et divertissements à bord des navires dans un cadre magnifique.







Pour fuir l’aspect commercial, on s’échappe vers un bar que je connais bien. Le Barefoot, restaurant les pieds dans le sable blanc. Un smoothie glacé face à la mer. Voilà la vraie fin de croisière.
Côté tenue, j’ai tout misé sur le léger et le lin. Mes idées sont dans 15 looks bohème chic pour Saint-Martin.
Une frontière dessinée à la craie
Direction l’aéroport, côté français. La frontière tient en une ligne blanche sur la route. On la franchit sans même ralentir. Et nos téléphones retrouvent enfin le réseau.
L’aéroport est le plus petit que je connaisse. Un petit avion nous emmène à Pointe-à-Pitre. Moins d’une heure de vol au-dessus des Antilles. Le Costa Favolosa, lui, continue vers Fort-de-France.
Vous voulez voir les avions de près ? Filez à Maho Beach, où les avions effacent le ciel. Et si vous restez quelques nuits, le Belmond La Samanna reste une adresse à part.
Retour à Paris, la tête encore en mer
À Pointe-à-Pitre, changement de décor. L’aéroport s’agite, les départs se succèdent. Nous patientons quelques heures avant le vol pour Paris. Il était opéré par XL Airways.
Décollage à 22h30. Un dernier regard sur la Guadeloupe, puis la nuit. Je mesure 1,75 m et mes jambes ont trouvé leur place. J’ai même plutôt bien dormi.
Au matin, petit-déjeuner sans éclat. Le café fait le travail. Le commandant annonce déjà la descente vers Paris. Les souvenirs s’empilent plus vite que les bagages.
Pour prolonger l’escapade antillaise, voyez mon guide de la Guadeloupe. Ou rêvez plus loin avec Nevis, l’île qui voulait être 100 % verte.
Combien coûte une croisière Costa aux Caraïbes ?
Notre croisière d’une semaine au départ de la Guadeloupe coûtait 550 € par personne. C’était le tarif de l’époque, hors vols. Les prix actuels varient selon la saison et la cabine. Comparez toujours le forfait boissons, les pourboires et les excursions.
Premier voyage en mer ? Lisez comment choisir une croisière avant de réserver. Et préparez votre sac avec les essentiels de la valise croisière Caraïbes.
Quand partir en croisière aux Caraïbes ?
La meilleure période va de décembre à avril. C’est la saison sèche, chaude et ensoleillée. De juin à novembre, c’est la saison des ouragans. Les compagnies modifient alors souvent leurs itinéraires.
Vous partez avec des enfants ? Mes 11 conseils pour une croisière en famille vous feront gagner du temps. Vous visez plus haut de gamme ? Voyez la croisière de luxe aux Caraïbes ou la vie à bord de Crystal Cruises.
Ce que je garde de Saint-Martin
Revenir dans un lieu chargé de souvenirs est troublant. Les cocotiers n’ont pas bougé. Moi, si. Partager un plat antillais en terrasse a suffi à tout relier.
Je garde les plages de sable fin bordées de verdure. La mer turquoise, les fonds coralliens, les poissons tropicaux. Et cette douceur qui fait oublier l’hiver européen. Pour d’autres facettes de l’île, relisez mon voyage archi-surprenant à Saint-Martin. Saint-Barth est juste en face, voici que faire à Saint-Barthélemy.
Deux ans plus tard, l’ouragan Irma ravageait l’île. Ces images ont désormais valeur de mémoire.
Le mot de la pro du voyage
La dernière escale d’une croisière est souvent bâclée. On la vit en pensant déjà aux valises. C’est une erreur. Beaucoup de voyageurs ne vérifient jamais l’heure réelle de débarquement. Ni la distance entre le port et l’aéroport. À Saint-Martin, la frontière change aussi de pays, de réseau et de monnaie. Les membres du Club Jet-Lag reçoivent ces détails avant de partir. Ils transforment la fin d’un voyage en vrai dernier chapitre.
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