Faire un tour du monde, escale en Nouvelle-Calédonie

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À peine posée à Nouméa, on m’expédie déjà en reportage à Lifou. Une île du lagon, une claque douce, un souvenir qui ne me quitte plus.

Faire un tour du monde : la Nouvelle Calédonie
Faire un tour du monde : la Nouvelle Calédonie

Partir en Nouvelle-Calédonie après l’Amérique du Sud

Quatre mois d’Amérique du Sud dans les jambes. Vingt-cinq heures de vol au compteur. Autant dire que le jet lag m’attend de pied ferme.

La Nouvelle-Calédonie joue une autre partition, celle des îles. Plages de sable blanc, culture kanak très présente, débat sur l’indépendance. Je regarde tout cela avec des yeux d’Européenne un peu naïve. Et j’apprends vite à écouter avant de juger.

Je suis à l’autre bout du monde, pourtant jamais vraiment seule. Il y a bien quelques coups de blues, le soir surtout. Un ami appelle toujours au bon moment pour me remonter le moral. Paraît que c’est le lot de tout tour du monde. Le lagon fait le reste. Il pousse franchement au farniente.

Direction Lifou, aux îles Loyauté

Pas le temps de s’apitoyer sur son sort. Air Calédonie m’embarque en reportage vers Lifou. La petite île appartient à l’archipel des îles Loyauté. Sable blanc, eau turquoise, forêt tropicale luxuriante. De quoi rendre jaloux tous vos amis restés en Europe.

Comptez environ 250 € pour explorer l’archipel en voyage sur mesure. Si loin de chez vous, prévoyez aussi une solide assurance voyage avant de décoller.

À Lifou, tout m’est étranger

Ici, pas de tours de verre ni d’acier. On vit dans des cases traditionnelles, au milieu des jardins. Les Anciens parlent surtout le drehu, la langue de l’île. On vous invite souvent à partager un verre ou un repas. Des statues de guerriers kanak veillent au bord des routes. Et partout, le Pacifique brille à perte de vue.

Lifou est presque aussi grande que la Martinique. Pourtant, j’ai l’impression d’une île minuscule. Le centre se résume à quelques rues. On se repère au nom des plages, pas aux panneaux. On circule en taxi-brousse, parfois en pirogue.

Sur les îles, on présente la coutume avant d’entrer sur certaines terres. Un petit geste, un morceau de tissu, quelques mots. Demandez conseil à votre hébergement, on vous guidera volontiers.

Sous l’eau, le vrai spectacle

Bien sûr, on vient aussi à Lifou pour les fonds marins. Plongée, snorkeling, récifs coralliens, tout y est. Les jeunes mariés l’ont bien compris, le lagon fait un voyage de noces idéal. C’est l’aventure parfaite pour sortir des sentiers battus. Et l’une des plus belles îles coup de cœur que je connaisse.

Le bougna, le plat kanak à goûter absolument

Contrairement aux idées reçues, les gens sont très ouverts. On discute facilement, même si les Anciens préfèrent leur langue. Et tôt ou tard, on vous invite à goûter le bougna.

Le bougna, c’est le plat de fête kanak. Viande, poulet ou poisson, avec patates douces, taros et ignames. Le tout généreusement arrosé de lait de coco. On enveloppe l’ensemble dans des feuilles de bananier. Puis on le cuit dans un four kanak, un trou creusé dans la terre. Pierres chauffées dessous, feuilles et terre dessus. Et on attend, patiemment.

À Lifou, filez chez les deux Jeanne. Jeanne Forrest à Luengöni, Jeanne Boula à Mu. Réservez vingt-quatre heures à l’avance, deux personnes minimum. Un conseil d’amie, repérez un hamac pour l’après. Les parts sont copieuses et le plat se digère lentement. C’est le pli à prendre sous les cocotiers.

Retour à Nouméa, un autre rythme

De retour à Nouméa, je découvre une autre façon de vivre. La ville est plus métissée, Européens et Kanaks s’y côtoient. Le vrai souci, c’est le coût de la vie. Pâtes fraîches, yaourts, soins médicaux, tout coûte une fortune. Les produits importés valent littéralement un bras. Résultat, on file au marché et on vit à la locale.

Aux voyageuses seules, un conseil de simple bon sens. Comme partout, certaines approches peuvent devenir insistantes. Restez polie mais ferme, et tout se passe bien.

Des lagons aux cinquante nuances de turquoise

Je profite de ce cadre de rêve pour rejoindre une crique sauvage. Le lagon décline cinquante nuances de bleu. Masque et tuba obligatoires pour explorer les coraux. Quelques rochers ici et là, des poissons multicolores partout. Les journées chauffent vite, voici comment affronter la chaleur. Et pour boucler le sac, ma valise voyage au soleil reste imbattable.

Et après ? L’Australie, la Réunion, Bora Bora

L’Australie n’est qu’à quelques heures de vol [À VÉRIFIER, durée exacte]. J’en profite pour de courts séjours à Sydney et Melbourne. Juste assez pour avoir envie d’y revenir longtemps. Le désert australien et la Grande Barrière de corail m’attendent encore.

Mon tour du monde continue ensuite vers la Réunion, toujours pour le travail. Sans oublier Bora Bora, en Polynésie française, et ses plages mythiques. Pour d’autres idées d’évasion, voici nos îles et voyages pour des escapades inoubliables. Et les plus beaux hôtels les pieds dans le sable.

Le mot de la pro du voyage

La Nouvelle-Calédonie ne se consomme pas comme une carte postale. Beaucoup de voyageurs réservent Nouméa, un hôtel, un lagon. Puis repartent sans avoir goûté un seul bougna. Ce qui leur manque, ce sont les rencontres et les bons contacts. Les îles Loyauté se méritent, elles demandent du temps et des clés. C’est exactement ce que nous partageons au Club Jet-Lag. Adresses testées, bons interlocuteurs, itinéraires qui sortent du circuit. Une autre idée du voyage de luxe, en somme.

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Partout dans Nouméa, des statues d'art Kanak sont dispatchées ça et là !
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Au mémorial des Missionnaires en Nouvelle Calédonie
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Un danseur kanak dans un spectacle de danse traditionnelle
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7 réponses à « Faire un tour du monde, escale en Nouvelle-Calédonie »

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