
Nous étions partis pour trois jours à Milan, avec un pack acheté sur Loisirsencheres.com qui comprenait les vols depuis Bordeaux et deux nuits d’hôtel. On connaît surtout Milan comme capitale de la mode. Il y a pourtant bien plus à y découvrir, et 48 heures suffisent pour en prendre la mesure.
Un week-end à Milan en bref
- Durée idéale : deux nuits, trois si vous voulez souffler
- Depuis l’aéroport : le Malpensa Express, environ 15 € et une cinquantaine de minutes
- Sur place : métro et tramways, largement suffisants
- À réserver avant de partir : la Cène de Léonard de Vinci, et les terrasses du Duomo
- Taxe de séjour 2026 : de 3 à 12 € par personne et par nuit selon l’hébergement
- En voiture : le centre est payant avec l’Area C, désormais week-end compris
Jour 1, début d’après-midi : premiers repères en tramway
Nous arrivons en début d’après-midi. Le temps de rejoindre la ville depuis Malpensa, de poser les sacs à l’hôtel, et nous voilà partis. Notre hôtel se trouvait au nord de Milan et, en découvrant sa localisation, j’étais un peu inquiète : il me semblait loin du centre. En réalité, c’était parfait, car le tramway passait à cinquante mètres.
Et c’est mon premier conseil : prenez le tram plutôt que le métro pour votre première traversée. Les vieilles rames en bois circulent toujours, elles vous promènent à travers la ville et permettent de faire vos premiers repérages en douceur. On voit défiler les quartiers, les façades, les terrasses. Le métro, lui, sera parfait pour le reste du séjour.
Jour 1 : le château des Sforza et le parc Sempione
Première étape, le château des Sforza, une forteresse du XVe siècle où Léonard de Vinci avait installé un atelier. On entre gratuitement dans l’enceinte et dans les cours ; seuls les musées intérieurs sont payants. Le grand plus, c’est le parc Sempione qui s’étend juste derrière : un vrai poumon vert, idéal pour reprendre son souffle avant d’attaquer le centre.

Jour 1, fin de journée : le Duomo et ses terrasses
L’immanquable, évidemment. Le Duomo a demandé près de cinq siècles de travaux, et sa façade de marbre est saisissante, surtout à la tombée de la nuit. Mais le vrai choc, ce sont les terrasses : on monte sur le toit, on marche entre les flèches et les statues, et la ville s’étale sous vos pieds. C’est vertigineux et cela reste, pour moi, le meilleur moment de ce week-end.
Le conseil qui change tout : achetez vos billets en ligne à l’avance. En 2017, nous avions perdu un temps fou dans la file. Aujourd’hui, les billets combinés cathédrale et terrasses se réservent sur le site officiel, avec un créneau horaire, et des visites guidées sont proposées à partir d’une quarantaine d’euros.

Notre chambre à l’hôtel Sunflower
Jour 1, soir : la Galleria et l’aperitivo
La nuit tombe, juste le temps de flâner dans la Galleria Vittorio Emanuele II. Avec son éclairage, elle ressemble à un écrin, et les boutiques de luxe se laissent regarder sans qu’on ait besoin d’y entrer. Cherchez au sol la mosaïque du taureau : la tradition veut qu’en posant le talon dessus et en faisant trois tours, la chance vous sourie. Ça ne coûte rien d’essayer.
Ensuite, place à l’aperitivo, l’institution milanaise : on commande un verre en fin de journée et l’on vous sert de quoi grignoter, charcuterie, fromages, parfois un vrai buffet. C’est convivial, c’est bon marché, et cela peut tenir lieu de dîner.
Jour 2, matin : le Quadrilatère de la mode
Impossible de venir à Milan sans passer par le Quadrilatère de la mode. Les boutiques de luxe y sont collées les unes aux autres, et même sans rien acheter, le spectacle est dans la rue. Pour les budgets plus raisonnables, les outlets de la ville méritent le détour. Un conseil : inspirez-vous des tenues des Milanaises, elles ont un goût redoutable.
Jour 2 : la Villa Necchi Campiglio
C’est mon coup de cœur méconnu. Cette villa a été construite entre 1932 et 1935 par l’architecte Piero Portaluppi pour les sœurs Necchi, héritières des machines à coudre du même nom. On y visite un intérieur Art déco intact, avec son jardin et sa piscine, en plein centre-ville. Une parenthèse hors du temps, à l’écart des foules.
Jour 2 : San Maurizio, la Cène et Sant’Ambrogio
Direction ensuite l’église San Maurizio al Monastero Maggiore. Vue de l’extérieur, elle ne paie pas de mine ; à l’intérieur, elle est entièrement couverte de fresques. On la surnomme la chapelle Sixtine de Milan, et ce n’est pas usurpé.
Puis nous passons à Santa Maria delle Grazie pour voir la Cène de Léonard de Vinci. Et là, échec complet : nous n’avions pas réservé. Retenez bien ceci : la fresque se visite uniquement sur réservation, par groupes de 40 personnes et pour 15 minutes seulement. Les créneaux s’ouvrent par trimestre et partent des semaines, voire des mois à l’avance. Comptez 15 € en plein tarif, 2 € pour les 18-25 ans, gratuit pour les moins de 18 ans, du mardi au dimanche. Si vous êtes sur place sans billet, tentez quand même votre chance : il y a parfois des annulations.
Faute de Cène, nous nous sommes rabattues sur la basilique Sant’Ambrogio, et ce fut une belle consolation : un atrium à arcades, deux campaniles dissemblables, et de larges allées piétonnes avec des bancs où s’asseoir pour manger une glace.
48h à Milan au Château Sforza dans le Parc Sempione
Jour 2, soir : les Navigli
Terminez par les Navigli, le quartier des canaux, au sud de la ville. Allez-y en fin de journée : c’est là que se concentrent les bars et les restaurants, et c’est le meilleur endroit pour un dernier aperitivo au bord de l’eau. Pour nous, la pluie a eu le dernier mot : nous sommes rentrées avec une pizza à la mozzarella. Ce n’était pas le pire des programmes.
Si vous avez plus de temps
- Le Teatro alla Scala : pour un opéra, ou simplement pour la visite du théâtre et de son musée.
- La Pinacothèque de Brera : l’un des grands musées d’art d’Italie, dans un quartier très agréable.
- Le musée des sciences et des techniques Léonard de Vinci : parfait en famille.
- Les lacs : le lac de Côme et le lac Majeur sont à moins de deux heures.
- Bergame : sa ville haute fortifiée se visite très bien à la journée.
Infos pratiques pour un week-end à Milan en 2026
- Depuis les aéroports : le Malpensa Express relie l’aéroport au centre en une cinquantaine de minutes pour environ 15 €, contre plus de 100 € en taxi. Linate est bien plus proche du centre.
- Se déplacer : métro, tramways et bus couvrent tout. Les billets se prennent au distributeur ou sans contact directement aux portiques.
- Taxe de séjour : elle a augmenté en 2026, année des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver de Milan-Cortina. Comptez de l’ordre de 3 € par nuit en auberge, 9,50 € en location courte durée et jusqu’à 12 € dans un cinq étoiles. Elle se paie sur place, en plus du prix de la chambre.
- En voiture : évitez. Le centre est soumis à l’Area C, payante 7,50 € par jour de 7 h 30 à 19 h 30, désormais week-ends compris depuis janvier 2026, et l’Area B filtre les véhicules les plus polluants du lundi au vendredi.
- Où dormir : un hôtel excentré ne pose aucun problème s’il est près d’une ligne de tram ou de métro, et coûte bien moins cher qu’en plein centre.
- Quand partir : le printemps et l’automne sont les plus agréables. Évitez la Fashion Week et le Salon du meuble, en avril, où les prix des hôtels s’envolent.

Questions fréquentes sur un week-end à Milan
Combien de jours faut-il pour visiter Milan ?
Deux jours pleins suffisent pour l’essentiel : le Duomo et ses terrasses, la Galleria, le château des Sforza, un musée et les Navigli. Une troisième journée permet d’ajouter la Cène, la Pinacothèque de Brera ou une excursion vers les lacs.
Faut-il réserver pour voir la Cène de Léonard de Vinci ?
Oui, c’est indispensable. La visite se fait uniquement sur réservation, par petits groupes et pendant quinze minutes. Les créneaux s’ouvrent par trimestre et partent très vite.
Peut-on monter sur les toits du Duomo ?
Oui, et c’est l’expérience à ne pas manquer. On accède aux terrasses à pied ou en ascenseur, avec un billet dédié, à réserver en ligne pour éviter la file.
Comment aller de l’aéroport de Malpensa au centre de Milan ?
Le Malpensa Express est le plus simple : une cinquantaine de minutes pour environ 15 €. Le taxi coûte plus de 100 € au forfait.
Combien coûte la taxe de séjour à Milan ?
Elle dépend de l’hébergement et a augmenté en 2026 : de l’ordre de 3 € par nuit en auberge, jusqu’à 12 € dans un hôtel cinq étoiles. Elle se règle sur place.
Quel est le meilleur quartier pour sortir le soir à Milan ?
Les Navigli, au sud, pour les bars le long des canaux, et Brera pour une ambiance plus feutrée. Dans les deux cas, l’aperitivo commence en fin d’après-midi


Le mot de la pro du voyage
Milan a la réputation d’être une ville de passage, bonne pour le shopping et guère plus. C’est faux, à condition de l’organiser. Ma méthode : réservez la Cène et les terrasses du Duomo avant même votre vol, prenez un hôtel près d’une ligne de tram plutôt que de payer le centre au prix fort, et gardez les fins de journée pour l’aperitivo, parce que c’est là que la ville se détend et se raconte. Et si vous ratez la Cène comme moi, consolez-vous à Sant’Ambrogio : personne n’y fait la queue, et c’est magnifique.






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