Article paru dans le Jet-lag Magazine n°0, en novembre 2014. Les adresses, les tarifs et les liens cités datent de cette parution.
Ce que seront nos appartements ou nos maisons de demain. Sources d’inspi-
Voilà maintenant plusieurs mois que l’on découvre ces lieux, ces écolodges qui font rêver et permettent de concilier le temps d’un séjour bien-être dans un cadre écologique et responsable. Créer ces cadres de vie totalement sains nous a interrogé sur la limite du grand public pour pouvoir accéder à ce type de lieu. Inventer l’habitat de demain consiste-t-il à prendre en compte l’accumulation de détails écologiques ou faut-il une réelle prise de conscience générale pour prendre en compte l’importance de l’empreinte écologique ? Pour tenter de percer les secrets des habitats de demain, Jet-lag a rencontré Florence Privat, une architecte qui réfléchit à l’habitat de demain. Savourez cette enquête % green !
Quels seront les enjeux pour demain en terme de constructions ? A quoi ressembleront les maisons du futur ? Qu’est ce qui inspire les architectes ? Installée depuis 4 ans maintenant, Florence Privat est une créative visionnaire. Cette architecte de métier peut vous parler des heures de l’habitat de demain. Pour elle, quelques principes sont fondamentaux : “Sain et respectueux de l’environnement (économie, écologie, sain) mais aussi social et facilitateur de vie, confie la spécialiste. L’habitat du futur sera avant tout pensé pour répondre aux attentes des familles, selon leur besoins propres et leur mode de vie. Il sera écologique, économique et respectueux des ressources et de l’environnement. Il facilitera les échanges réels et virtuels tout en favorisant les échanges et la L’idée déco : On arrête les couleurs déprimantes que sont le gris et autres tons neutres et on apporte de la couleur. On conjugue ce style avec le blanc qui apporte de la lumière.
L’Astuce à faire : Vous avez très certainement un meuble, une étagère ou une corniche, j’y dépose toutes mes plantes vertes. Manière de créer une ambiance 100% végétale. Pour cela, on privilégie les plantes vertes résistantes comme l’Aspidistra. C’est la plante la plus prisée des concierges portugais car elle est très robuste, tout comme son feuillage coriace, dressé, d’un beau vert foncé ou bien plus ou moins galonné de crème ou doré. Elle résiste bien au manque de lumière et aux arrosages hiératiques.

On opte aussi pour le Chlorophytum. L’attachante « Chaîne des cœurs », une curieuse plante grasse dont les petites feuilles en cœur, aux reflets argentés, sont alignées sur de longues tiges fines et pendantes. Installez-la au rebord d’un haut meuble, même en lumière diffuse, et arrosez-la parcimonieusement.
Sinon on préfère le spathiphyllum, « Le » Choix incontournable pour orner les recoins très sombres.

Convivialité. Il sera un cocon protecteur et technique qui facilite la vie de ses occupants.”
“Parmi les projets dont je suis le plus fière, il y a l’agence zéro énergie du Crédit Agricole, faite au sein de l’agence Brunerie-Irissou. Couverte d’une toiture en panneaux solaires, elle est auto-suffisante énergétiquement. Sa grande simplicité dans l’organisation fonctionnelle facilite l’usage. Les bardeaux de briques reprennent l’esprit des matériaux traditionnels à Albi. Puis il y a la maison Safir qui est une maison à but locatif en centre-ville. Nous avions un budget de 200 000€ TTC pour construire une maison de 145 m² totalement finie pour accueillir un locataire. Des choix architecturaux forts ont été fait pour tenir le budget et créer une maison sobre mais sortant de l’ordinaire. Et enfin, la villa Schiste qui est une villa construite face à la mer sur un terrain à forte déclivité. La piscine en porte-à-faux semble se tendre vers la mer. Un ensemble de brise soleil automatisés régule les apports solaires à l’intérieur, pour un confort thermique optimisé. “

Après un bac scientifique, elle intègre l’école d’architecture de Paris la villette en septembre 1993.
Mais son désir est d’acquérir davantage de connaissance. Elle complète sa formation à Bordeaux, en 1999, à l’ensam pour suivre une formation de conception de produit industrielle.

Elle découvre alors des notions d’analyse fonctionnelle, de définition de besoins et d’ergonomie. L’ensemble de ces techniques qui aujourd’hui encore lui servent dans l’exercice de son métier d’architecte. En 2000, elle obtient le diplôme d’architecte DPLG.
Elle intègre alors les bureaux de l’agence Wilmotte à Paris où elle découvre alors les concours, les détails d’exécution et les espaces Urbains (parvis de la gare de Bercy, avenue de France, Musée de Salernes) avant de décider de s’installer à son compte en 2010.
Aujourd’hui, elle aime travailler sur des projets variés de construction mais aussi de rénovations de villa, de boutiques mais aussi des aménagements de restaurants et des lieux de travail.
Aujourd’hui, il est capital de faire d’une maison un cocon protecteur. Avec des filtres pour l’air et l’eau et une meilleure sécurisation vis-à-vis de l’ensemble des éléments extérieurs elle offrira une protection et une qualité de vie à ses occupants. Avec l’évolution des technologies, on peut imaginer des progrès conséquent en terme énergétique. Bâtiment compact, bien orienté, bien intégré et fortement isolé, il privilégiera le confort thermique, été comme hiver. Il permettra une réelle optimisation de l’énergie.
Selon la spécialiste, les habitats à énergie positif vont se développer et contribueront à la production d’énergie collective qui sera redistribuée. (panneaux photovoltaïques, éoliennes, piles à combustions…).
Ses 4 conseils pour l’habitat de demain